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Audience du 9 mars au rectorat d’académie

Audience du vendredi 09 mars 2012

Nous avons sollicité, par courrier en date du 12 décembre 2011, une audience auprès du Rectorat afin de présenter notre association, ses objectifs et ses projets.

Nous avons été reçus par M. Quef, Inspecteur d’Académie, Inspecteur Pédagogique Régional Etablissements et Vie Scolaire, et M. Vauléon, Directeur des ressources humaines, en délégation de M. le Recteur d’Académie.

M. Quef nous a présenté ses projets en ce qui concerne le pilotage académique de la politique documentaire et nous a proposé ses réflexions quant au métier d’enseignant-documentaliste et ses évolutions.

M. Vauléon a bien voulu nous éclairer sur le dispositif de reconversion dans l’Académie de Rennes, et répondre à nos questions concernant la formation initiale et la formation continue des personnels en poste.

M. Quef, IA IPR Établissements et Vie Scolaire

« Après une phase d’observation de plusieurs mois sur le terrain, le constat que j’ai pu poser, sur le plan systémique, dans l’Académie de Rennes, est d’abord celui d’une grande qualité de travail des professeurs-documentalistes, assortie d’une certaine homogénéité des pratiques dans les établissements.

Pourtant, je constate que cette dynamique est à l’évidence construite dans un manque de lisibilité d’une politique documentaire académique et d’un accompagnement de cette politique : les documentalistes ont mis en place des groupes de secteur ou de travail qui se sont structurés seuls. Si c’est bien là l’objectif global des groupes de secteurs, je regrette ainsi un manque de mutualisation des pratiques, De même, sur le plan de la formation, l’académie dispose de formateurs de haut niveau, mais dont les compétences sont exploitées de façon trop disparate.

Si l’offre de formation à destination des professeurs documentalistes existe bel et bien, sa lisibilité complète est également réduite. L’offre apparente du PAF semble insuffisante. Les groupes de ressources sont globalement plutôt orientés vers la recherche fondamentale, ce qui ne me semble pas correspondre aux besoins prioritaires du terrain, et ne fait pas partie, à mon sens, des objets de formation relevant du rectorat. Il y a, dans notre académie, un manque de modèle concret en information documentation, qui puisse homogénéiser les pratiques, ce en quoi l’ADBEN Bretagne pourrait être mobilisée.

Un second constat est celui de la rivalité public-privé, dont l’importance est spécifique à l’académie de Rennes. J’observe que les documentalistes de l’enseignement privé sont globalement mieux au fait de certaines pratiques pointues, comme la veille informationnelle, et s’orientent plus volontiers vers le modèle du Learning Centre (ce qui n’est pas en terme de modèle, notre objectif prioritaire).

Au-delà de ces spécificités, dans le contexte d’une communication de l’IGEN qui reste malgré tout assez floue, j’entends aussi au niveau de la profession dans son ensemble (je veille régulièrement sur les divers espaces d’expression professionnels en ligne), cette plainte diffuse concernant le manque d’accompagnement et de soutien institutionnels. Revenant au point de vue local, j’entends par exemple les professeurs-documentalistes regretter la faiblesse de l’offre de formation proposée par le PAF dans la discipline.

Fort de ces constats, je prépare actuellement un courrier pour les professeurs documentalistes de l’académie, ainsi qu’un rapport à l’attention de Monsieur le Recteur d’académie. Dans ce rapport, figure entre autre l’objectif fort de faire revivre le PAF, notamment en proposant des stages rassemblant les chefs d’établissement, les CPE et les professeurs-documentalistes. Je souhaite ainsi re-dynamiser la politique documentaire et éducative et leur pilotage dans l’académie.

Cette offre de formation est aussi en discussion avec le CRDP. Ainsi, j’ai déjà déposé au PAF 2012-2013 une offre de journées départementales . Pour cette année, une demi-journée départementale sera déjà proposée à l’ensemble des professeurs documentalistes au mois de mai prochain (22, 23 et 24 et 30 mai 2012).

Je souhaite par ailleurs réunir, avant la fin de cette année scolaire, tous les tuteurs actuellement en fonction, afin de constituer un vivier de tuteurs / formateurs formés, accompagnés et rémunérés pour les prochaines années. Il s’agit de construire avec eux des méthodes de travail, débattues et organisées de manière participative. Ces tuteurs prendront en charge les stagiaires, mais aussi les personnels en reconversion ou en réadaptation. Un outil de portfolio académique dynamique, destiné à structurer l’évaluation et à construire la professionnalisation des entrants dans le métier, est à l’étude.

En complément de ces éléments préliminaires, et dans le cadre d’un pilotage institutionnel et d’une politique documentaire académique à développer, je note également que la mobilisation des chefs d’établissement sur la question documentaire est inégale, et gagnera à être améliorée. Je compte effectuer un travail particulier auprès de ces acteurs du système éducatif.

Enfin, je souhaitais également aborder la question des reconversions/réadaptations, qui se pose davantage en documentation que dans les autres disciplines ; nous sommes dans un contexte général d’augmentation des demandes (+ 28% en deux ans au niveau national) qui touche évidemment aussi l’académie de Rennes, avec un nombre de postes limité qui peut rendre difficile le mouvement des titulaires à l’intra.

Le principe légal du droit à la mobilité professionnelle est indiscutable ; mais il nous appartient de l’appliquer de façon cohérente et équilibrée. Sur ce sujet, je tiens à être très clair d’emblée : il n’y aura pas de titularisation de personnels jugés inaptes à assurer la fonction au terme du dispositif prévu. Il s’agit pour moi d’optimiser et de développer l’excellent travail déjà réalisé sur ce dossier par les services de la DPE, de la Cellule Mobilité et de l’Inspection. »

M. Vauléon, Directeur des ressources humaines

« Je souhaite revenir sur l’organisation du dispositif de mobilité qui existe depuis 8 ans dans l’Académie ; il concerne à 90% des enseignants de disciplines, dont la demande de reconversion porte essentiellement sur deux cibles : la documentation (+ de 90%) et l’administration.

Les dossiers de demande d’entrée dans ce dispositif présentent trois motivations principales : la reconversion disciplinaire (par évolution du système éducatif, des disciplines changent ou disparaissent) ; le souhait individuel d’enseigner autrement, de passer à une pratique hors-classe ; la réadaptation pour raison de santé.

Le mode d’alimentation « naturel » du corps reste évidemment le concours, c’est pourquoi nous rendons obligatoire la préparation l’inscription au CAPES interne pour tous les candidats à la mobilité de carrière. Au vu de la difficulté des épreuves et du nombre de postes ouverts, seuls 60% des personnels concernés le passent, et aucun ne l’obtient. Mais nous considérons avant tout cette démarche comme un excellent cadre de formation, la préparation au concours interne étant d’un très bon niveau dans l’académie.

Le dispositif de mobilité constitue bien un autre mode d’alimentation du corps. Mais il est important pour nous d’éviter des reconversions « au rabais », c’est pourquoi nous exigeons des candidats un projet cohérent et un réel engagement. Des passerelles existent, conformément à la loi, mais au sein d’un dispositif structurant, avec un équilibre à trouver. Nous devons aussi, avec les documentalistes, travailler sur les représentations du métier afin d’éviter les erreurs de réorientation. »

M. Quef, IA IPR Etablissements et Vie Scolaire

« Il existe d’excellentes reconversions, en particulier parmi les personnels issus du premier degré. Il faut cependant être imaginatifs pour construire des parcours de carrière, par défaut limités dans le métier d’enseignant.

La remarque de M. Vauléon concernant le nécessaire travail sur les représentations demande aussi une évolution de la posture des professeurs-documentalistes dans leur conseil aux candidats à une reconversion dans le cadre de sollicitations directes. Un regard « ami » ou une unique expérience sur une durée limitée ne suffisent pas à construire une vision objective de la complexité du métier. Il faut bien sûr continuer à accueillir ces demandes, mais rester conscients des enjeux, afin de favoriser une véritable mobilisation sur projet.

Le métier d’enseignant-documentaliste évolue, comme ceux de toute la filière de l’information : documentalistes, bibliothécaires, conservateurs. Avec les évolutions technologiques et les mutations de ces métiers, nous constatons aussi une évolution des profils des personnels candidats à une réorientation, les enseignants des LP (techniques de vente, communication…), par exemple, s’ajoutant au nombre croissant des demandes. »

M. Garniel, Secrétaire de l’ADBEN Bretagne, Lycée La Fontaine des Eaux – Dinan (22)

« Qu’en est-il du traitement des dossiers de demande de reconversion émanant des professeurs documentalistes ? »

M. Vauléon, Directeur des Ressources Humaines

En ce qui concerne la reconversion des documentalistes, nous retrouvons la question centrale du projet et du parcours de carrière. Le contexte de l’Education Nationale est particulier : alors que l’on rencontre parfois jusqu’à 400 métiers pour une même entreprise, la palette est pour nous beaucoup plus restreinte, diminuant d’autant les cibles de reconversion possibles.

La Cellule Mobilité traite les demandes de reconversion des enseignants-documentalistes de la même façon que celles des autres enseignants. Mais les possibilités sont moins nombreuses : à moins de pouvoir faire valoir un diplôme dans une discipline d’enseignement, il s’agit essentiellement d’une évolution de carrière vers les métiers de chef d’établissement ou d’Inspecteur de l’éducation nationale.

Une indemnité de départ volontaire existe aussi pour ceux qui voudraient quitter la fonction publique, notamment pour créer une entreprise.

M. Quef, IA IPR Établissements et Vie Scolaire

La reconversion des professeurs documentalistes vers ces métiers de l’encadrement constitue d’ailleurs un enjeu réel, car il leur permet de participer au pilotage de leur profession. Les professeurs documentalistes connaissent aussi bien les établissements et les élèves que les autres enseignants, mais sont de surcroit généralement mieux formés au pilotage de la complexité, organisés dans leur veille et leur documentation, et rapidement opérationnels sur les outils informatiques. Pourtant, ils ne représentent qu’une minorité des candidats, c’est dommage. Il existe par ailleurs des possibilités de détachement dans ces corps.

L’avenir du métier est centré sur le pilotage de la politique documentaire (j’emploie le mot « politique » au sens systémique du terme), auprès du chef d’établissement dont l’action s’appuie sur deux piliers : la politique éducative, et la politique documentaire.

J’entends la plainte légitime de la profession sur l’absence d’agrégation, et l’absence d’inspection spécifique ou, du moins d’inspection formée à la documentation. Nous ne sommes que quelques IA/ IPR-EVS, en France, avec une formation initiale en information-documentation. Le ministère est attentif à cette question, et développe de la formation continue dans ce sens, par exemple le Master 2 européen en information documentation.

Mme Sogliuzzo, Présidente de l’ADBEN Bretagne, Cité scolaire Beaumont – Redon (35)

Nous vous remercions pour cet état des lieux exhaustif, qui anticipe de fait nombre de questions dont nous souhaitions vous entretenir. L’ADBEN a sollicité cette audience dans le but de se proposer comme interlocutrice active sur les dossiers concernant les professeurs documentalistes de l’académie, et je reviens donc, en particulier, sur le dossier de la formation.

Est-il envisageable que l’ADBEN Bretagne participe à la réflexion sur l’entrée dans le métier des personnels en reconversion et des stagiaires (à travers cet outil de portfolio dynamique que vous avez mentionné, peut-être), ainsi qu’à l’élaboration des contenus de la formation continue des enseignants-documentalistes en poste ?

M. Vauléon, Directeur des Ressources Humaines

Pour la formation initiale comme pour la formation continue, et dans le cadre de l’évolution de la formation des enseignants (masterisation), le Recteur est à présent maître d’ouvrage de l’ensemble de la compétence « formation des personnels ». Il peut la mettre en œuvre en interne, mais aussi avec des prestataires extérieurs (partenariats). L’ADBEN peut se positionner dans ces conditions, au même titre que d’autres partenaires (IUFM, CRDP, Université…)… à condition, bien sûr, que les objectifs fixés par le recteur soient partagés.

M. Quef, IA IPR Etablissements et Vie Scolaire

S’il nous paraît difficile d’associer l’ADBEN à ces formations (hors cette formule de prestation externe exposée par M. Vauléon), vous êtes bien entendu invités à participer activement à la mise en place de la politique documentaire académique. A construire avec l’Inspection une réflexion concrète sur la didactisation des lieux et des pratiques documentaires, telle que l’entend votre association, et comme le porte par exemple Mme Chapron. Je souhaite que l’ADBEN soit partenaire du comité de pilotage de cette politique académique, et envisage votre implication, davantage que dans la formation directe de vos collègues, dans la formation de formateurs (avec le CRDP et l’Inspection). Il s’agit de favoriser une harmonisation des pratiques, d’accompagner les conduites d’évolution du métier. Une révision du protocole d’inspection est ainsi en cours, et je souhaite qu’une réflexion forte sur les missions et les pratiques se mette en place.

Mme Caraes, Trésorière de l’ADBEN Bretagne, Lycée Sévigné – Cesson-Sévigné (35)

Au-delà de la formation initiale des personnels affectés dans les CDI, permettez-nous de revenir sur l’insuffisance des propositions de formation au PAF pour les enseignants-documentalistes. La formation continue constitue pour nous une condition essentielle de la formation réussie des élèves à la culture de l’information. Elle correspond aussi, comme vous l’avez dit, à une demande très appuyée et récurrente du terrain.

M. Vauléon, Directeur des Ressources Humaines

Je ne peux vous laisser dire que l’offre de formation académique est insuffisante. Les moyens attribués à la formation sont toujours très conséquents. Nous devons évidemment prendre en compte le contexte général de baisse des moyens (les budgets alloués au fonctionnement et aux frais de déplacement ont diminué de l’ordre de 35% dans le second degré depuis 2008). Les modalités de répartition de ces moyens entrent aussi en ligne de compte : certaines formations, par exemple, sont imposées par l’évolution du système éducatif (STI2D ou stagiaires)… Il nous incombe, et ce n’est pas chose aisée, d’ajuster le modèle d’organisation de la formation existant au niveau académique, en prenant en compte, d’abord, les attentes descendantes du ministère ; en y intégrant, aussi, les remontées des établissements en termes de besoins de formation spécifiques. C’est dans ce cadre que les documentalistes doivent inscrire leurs demandes.

L’offre de formation reste cependant bonne dans l’académie ; il faut ajouter à l’offre du PAF toutes les formations locales, sur lesquels nous avons peu de visibilité mais qui représentent une offre réelle. Les formations proposées par le CRDP, également… Mais il est vrai que la communication à ce sujet est sans doute insuffisante. Ceci étant dit, il ne faut pas perdre de vue qu’en tant que cadres de catégorie A, vous et moi avons le devoir d’actualiser nos connaissances au moyen de l’auto-formation.

Mme Sogliuzzo, Présidente de l’ADBEN Bretagne, Cité scolaire Beaumont – Redon (35)

Et la profession la pratique assidument. Davantage, certainement, que dans d’autres disciplines, au regard des mutations qui touchent notre métier, et nos objets d’enseignement. L’auto formation a cependant ses limites, et ne se suffit pas à elle-même ; elle nécessite, au moins, de disposer de cadres collectifs structurés d’échange et de réflexion, permettant une réelle construction des connaissances.

M. Quef, IA IPR Etablissements et Vie Scolaire

Il est vrai que les enseignants-documentalistes ont un fort besoin de formation, que j’ai bien entendu sur le terrain. L’offre du CRDP et du RESENTICE est très pertinente au titre de la veille technique, à laquelle elle était jusqu’ici cantonnée dans le cadre du déploiement académique de PMB. Elle devrait à présent évoluer et se diversifier, rapidement, pour répondre aux demandes urgentes du terrain.

Les journées départementales qui seront mises en place répondront aussi à cette attente, dans le cadre du renforcement de la politique documentaire académique. Sur des questions cruciales comme celle du cyberharcèlement par exemple, qui vient de faire l’objet d’un texte ministériel récemment, une approche intégrant non seulement les professeurs documentalistes, mais aussi les CPE, les chefs d’établissement, les assistants sociaux… est indispensable.

Je sais que les professeurs-documentalistes font déjà, sur ce type de sujets, beaucoup de choses pertinentes, que des choses de qualité existent, mais il faut structurer en équipe.

Mme Sogliuzzo, Présidente de l’ADBEN Bretagne, Cité scolaire Beaumont – Redon (35)

En ce qui concerne la formation des élèves à la culture informationnelle, cependant, la réalité reste une question d’opportunités, de personnes…Elle reste morcelée et insuffisante. Elle est partout, et au final nulle part.

M. Quef, IA IPR Établissements et Vie Scolaire

L’enjeu est ici la reconnaissance des contenus d’enseignement info-documentaires, qui doivent être partagés par la profession, dans une logique de formation de tous les élèves. On ne peut admettre que chacun choisisse les seuls objets d’enseignement qui l’intéressent personnellement. C’est la question de la didactisation des pratiques.

Il faut parvenir à dépasser la conception selon laquelle l’enseignant-documentalistes est la personne toujours présente au CDI, et qui y assure toutes les tâches. Prenons par exemple la question des heures d’ouverture, question récurrente et objet d’une forte demande institutionnelle ; il faut promouvoir des solutions originales : par exemple, organiser l’ouverture du CDI, non par le recrutement d’ ASEN, ou par la création de postes supplémentaires de professeurs documentalistes, tous deux non envisageables dans le contexte actuel, mais par les élèves eux-mêmes ! Ceci pourrait se faire dans le cadre du projet d’établissement, sous la responsabilité du chefs d’établissement, avec une implication forte de la vie scolaire sanctionnant fermement les manquements à la discipline. Ce projet relève d’une pédagogie active et d’une mise en projet de l’élève. Il s’agit concrètement de former les élèves à l’autonomie et à la responsabilité.

Cela permettrait, concrètement, de libérer du temps pour le professeur documentaliste, du temps pour la préparation de séances, pour le pilotage de la politique documentaire de formation.

C’est également une réponse possible aux constats des Bibliothèques universitaires concernant le manque de formation des étudiants entrants.

Mme Sogliuzzo, Présidente de l’ADBEN Bretagne, Cité scolaire Beaumont – Redon (35)

L’ADBEN Bretagne souhaite participer, à son niveau associatif, à l’offre de formation académique, en organisant à nouveau, comme cela était le cas par le passé, deux journées professionnelles annuelles (l’une à Rennes, l’autre à Brest, afin de permettre au maximum de collègues d’y participer). Accepteriez-vous, comme cela se fait dans l’académie d’Aix-Marseille par exemple, d’apporter votre soutien à ces journées, à travers un courrier aux chefs d’établissement visant à favoriser la délivrance des autorisations d’absence de nos collègues ?

M. Vauléon, Directeur des Ressources Humaines

Nous n’appuierons pas la demande de participation des personnels à ces formations directement auprès des chefs d’établissement, cela risquerait d’être contre-productif. Dans le cadre de l’autonomie des établissements, il ne fait pas partie de nos usages d’avoir une démarche injonctive sur ce type de questions. Le CDI est un lieu sensible, les chefs d’établissement aiment qu’ils proposent une amplitude d’ouverture maximale… C’est d’abord à l’ADBEN de communiquer. Mais je transmettrai toutefois cette demande à Monsieur le recteur.

M. Quef, IA IPR Etablissements et Vie Scolaire

Je rejoins cet avis. Cela ne pourrait être envisagé que dans le cadre d’une politique académique forte au regard de la question documentaire, et nous n’y sommes pas encore. Cependant, ces journées nous paraissent intéressantes, et je ne suis pas opposé à servir de médiateur en cas de refus non argumenté de la part du chef d’établissement ; mais sans formuler de consigne ni d’obligation bien entendu.

Je pense aussi qu’il peut être très formateur, pour les personnels en poste, d’être amenés à défendre un projet de formation de manière argumentée.

M. Vauléon, Directeur des Ressources Humaines, nous informe qu’il doit nous quitter pour assister à une autre réunion.

M. Garniel, Secrétaire de l’ADBEN Bretagne, Lycée La Fontaine des Eaux – Dinan (22)

Avant que vous nous quittiez, nous souhaitions vous demander s’il vous est possible de nous communiquer un état des lieux chiffré des postes pour notre discipline, dans l’académie, détaillant les statuts des personnels affectés, les postes vacants…

M. Vauléon, Directeur des Ressources Humaines

Je vous répondrais par une autre question : êtes vous légitimes à demander ce type d’informations ? Vous comprenez évidemment qu’il y a là une dimension politique, nous disposons évidemment de ces données, mais elles sont sensibles, votre demande me paraît délicate. De plus, si j’accède à votre demande, je devrais accéder à celle de tout autre demandeur, par respect du principe d’équité… je transmettrai cependant votre requête à Monsieur le recteur.

Mme Sogliuzzo, Présidente, membre du BN Fadben, Cité scolaire Beaumont – Redon (35)

Nous prenons acte. Nous vous remercions pour ces échanges constructifs. Nous espérons que cette première audience sera la base de prolongements concrets en termes de collaboration entre l’institution et l’association au niveau académique. Nous vous renouvelons l’assurance de notre réel intérêt pour les dossiers que nous avons évoqués aujourd’hui, et notre souhait de participer activement au développement de la réflexion professionnelle dans l’académie.

M. Quef, permettez moi pour conclure de vous offrir, au nom de l’association, le programme définitif du congrès, ainsi que les deux volumes « Vous avez dit enseigner ? » de notre revue professionnelle Mediadoc.

Nous prenons congé de nos interlocuteurs à 11h30.

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